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Prix littéraires

novembre 4, 2009 · Laisser un commentaire

‘’En honorant Marie Ndiaye pour son roman “Trois femmes puissantes”, publié aux éditions Gallimard,  les jurés du Goncourt ont distingué une romancière française qui évoque, pour la première fois dans son œuvre, le continent de son père, l’Afrique, et notamment le Sénégal, à travers le récit de la vie de trois femmes’’, selon le communiqué de l’AFP. Née d’un père sénégalais et d’une mère française, Marie Ndiaye, 42 ans, a publié à l’âge de 18 ans son premier roman intitulé ‘’Quant au riche avenir’’. Elle abandonnera ensuite les études pour se consacrer à l’écriture en publiant à intervalles réguliers une vingtaine de romans et de nouvelles dont “Comédie classique” (1988), “La femme changée en bûche” (1989) et “La sorcière” (1996).

Installée à Berlin avec sa famille en 2007, Marie Ndiaye a déjà reçu le Prix Femina en 2001 pour “Rosie Carpe”.images

Le prix Médicis vient tout juste (ce 4 novembre) d’être décerné à Dany Laferrière, auteur québécois d’origine haïtienne, pour son livre “L’Enigme du retour” publié aux éditions Grasset.

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Un diamant brut…

novembre 4, 2009 · Laisser un commentaire

diamant brutYvette Szczupak-Thomas nous offre une autobiographie d’une sincérité rare… et nous convie à un extraordinaire travail de mémoire par l’abondance de ses souvenirs. Elle  aura mis plus de vingt ans à rédiger ce livre. Commencé dans les années quatre-vingts, abandonné pendant vingt ans, le livre sera achevé à Jérusalem en 1999, alors qu’elle avait soixante-dix ans. Yvette Szczupak-Thomas mourra quatre ans plus tard. La première partie du livre décrit son enfance où, devenue orpheline très jeune, elle a été ballottée dans plusieurs familles d’accueil avant d’être adoptée par un couple d’intellectuels, les Zervos*, éditeurs parisiens, amateurs d’art, amis de Picasso, Char, Braque et bien d’autres. Commence alors la deuxième partie du livre, où elle raconte avec spontanéité et une mise à distance intelligente sa vie étrange de bohème dans le milieu des artistes, qu’elle dépeint sous leur vrai jour.

* Christian (et Yvonne)  Zervos : Christian travaille pour la revue L’Art d’aujourd’hui où il écrit ses premiers articles sur Picasso. Il fonde en 1926 une revue de référence, Les Cahiers d’art (publiée jusqu’en 1960) présentant des analyses et des critiques.  Les éditions des Cahiers d’art se trouvent rue du Dragon à Paris, à côté de la galerie de sa future femme, Yvonne Marion,  qu’il épousera en 1932. Durant les années 1930, Zervos publie une grande série de monographies. Le couple Zervos s’installe à Vezelay. Cette ville de Bourgogne deviendra en mars 2006, le lieu d’accueil du musée, constitué d’œuvres du legs Zervos dont des sculptures et des peintures de Picasso, Giacometti, Calder.

 

 

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Le Nobel de Littérature 2006 à Lyon

octobre 9, 2009 · Laisser un commentaire

Non, pas le dernier Nobel attribué il y a quelques jours à Herta Müller*, mais Orhan Pamuk, venu tout exprès de l’Université de Columbia où il enseigne la littérature comparée. Tout d’abord, un peu surprise car il s’exprime en Anglais, nous avons pu apprécier sa simplicité et son humour. Raphaëlle Rérolle l’interviewait avec beaucoup de talent.

*Herta Müller, quant à elle, a été récompensée pour avoir “avec la densité de la poésie et la franchise de la prose, dépeint l’univers des déshérités”, a précisé l’Académie Nobel.Herta Müller en 2005.

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Hors-champ

septembre 20, 2009 · Laisser un commentaire

imagesC’est le titre du dernier livre de Sylvie Germain, paru il y a quelques semaines seulement. Comment en parler alors que je me suis précipitée pour acheter ce livre suite à une rencontre fortuite mais très intéressante avec l’auteur cet été au festival d’Avignon. J’avais beaucoup aimé L’Inaperçu, qui aborde le même thème, mais Hors-champ me laisse pantoise ! Cet univers qui glisse imperceptiblement mais sûrement vers l’effacement d’un être est désespérant de réalisme. Pourtant le traitement de l’histoire n’est pas réel, même plutôt fantastique. En une semaine, Aurélien disparaît… Les chapitres nous le montrent en égrenant les différents jours de la semaine comme un déclin inéluctable, du dimanche au samedi.  Ce livre nous fait réfléchir sur notre humanité, notre place dans la société où l’on peut vite basculer, devenir “invisible” pour les autres, même les plus proches. Ce monde, assez effrayant, cauchemar de notre monde contemporain, est aussi une réflexion sur les rapports entre le personnage, l’écrivain et le  lecteur, donc sur l’écriture.

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Festivals…

septembre 6, 2009 · Laisser un commentaire

Quelques infos pour les amoureux des lettres :images

- Les 4è rencontres de Chaminadour du 24 au 27 septembre 2009 autour de Jean Echenoz, à Guéret dans la Creuse

www.rencontres-chaminadour.com

- Les Correspondances de Manosque du 23 au 27 septembre 2009

www.correspondances-manosque.org

- La 14è édition des “Cafés littéraires” à Montélimar du 1er au 4 octobre 2009

www.lescafeslitteraires.fr

Avis aux amateurs…

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Le Maître et Marguerite

septembre 4, 2009 · Laisser un commentaire

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J’avais  lu, il y a fort longtemps les “Récits d’un jeune médecin” de Mikhaïl Boulgakov, qui sont des nouvelles en partie autobiographiques, mais je n’avais jamais lu le chef d’oeuvre de cet auteur, devenu d’ailleurs livre culte en Russie, à savoir, “le Maître et Marguerite“. Quelques mots sur l’écriture de ce livre de près de 600 pages, écrit de 1928 à 1940 mais publié en 1966, bien après la mort de Staline. En effet,  Boulgakov a été accablé par les attaques incessantes de la critique officielle qui a détruit une partie importante de la première version de ce livre. Difficile de résumer ce roman sur le diable, personnifié par Woland, qui est en visite à Moscou avec ses amis, un chat, un certain Koroviev et un vilain tueur, Azazello. Le diable laissera sa marque sanglante, plongeant la ville dans la folie  collective.  On découvre la vie d’autres personnages comme, entre autres, Le “Maître”,   poète déchu car son oeuvre est jugée impropre et celle de Marguerite, sa fiancée qui l’aime plus que tout. On comprend bien en filigrane que l’auteur  dénonce les actes de terreur de son gouvernement… Un livre magistral !

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1 an déjà !

août 9, 2009 · Laisser un commentaire

 

                                                                                                                                                      anniv

Il est tout petit mais il a déjà un an… Il s’agit de BooK’in…

I have a dream :

J’aimerais écrire encore plus d’articles

J’aimerais écrire en Anglais pour la littérature anglophone

J’aimerais ajouter des vidéos

J’aimerais créer davantage de rubriques…

…Un job à temps complet, en somme !

En attendant, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter ce blog (cf. statistiques) et je vous en remercie ! Votre avis m’intéresse : Alors, vite, tous à l’écriture !!

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Fottorino avec deux “t” et trois “o”

juillet 21, 2009 · Laisser un commentaire

«J’ai voulu consacrer mon neuvième roman à mon père, qui est aussi mon meilleur personnage, puisqu’il figure sous des visages différents dans cinq ou six de mes livres. Ce n’est pas tout à fait un roman cette fois, puisque tout est vrai. Mon père s’est donné la mort il y a un an. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à en parler, je n’ai appelé aucun de mes amis pour le leur dire. Mais l’envie de faire ce livre s’est imposée tout de suite, comme une manière d’apprivoiser la souffrance et aussi de la partager avec les autres. Mon père était un homme anonyme, il n’aimait pas se mettre en avant. Sans ce livre, sa vie serait passée inaperçue ; je ne le voulais pas, j’ai eu besoin de raconter son histoire, notre histoire. C’était un kinésithérapeute de campagne, un homme ordinaire pourrait-on dire. Mais pour moi, il a été extraordinaire, d’abord parce qu’il m’a adopté. Il était tombé amoureux de ma mère, et juste avant leur mariage, il est venu un soir dans ma chambre. Il m’a dit que si je le voulais bien, il allait m’adopter, que je pourrai l’appeler papa. J’avais 9 ans. Pour moi qui ne connaissais pas mon père naturel, ça a été une deuxième naissance. “Il m’a appris le courage de ne jamais renoncer” Il ne me ressemblait pas, c’était un manuel, un homme du dehors, qui m’a appris le courage de ne jamais renoncer et qui m’a mis sur un vélo de course. Pendant les milliers de kilomètres que nous avons parcourus ensemble, nous avons tant partagé… S’il m’a mis sur un vélo, il m’a aussi aidé à en descendre, quand j’ai compris que je ne gagnerai pas le Tour de France. Je me suis inscrit en fac de droit, et lui qui ne lisait que L’Équipe et Le Canard enchaîné s’est mis à acheter Le Monde. Il ne l’ouvrait pas, il considérait que ce n’était pas un journal pour lui, mais il le déposait chaque matin dans la cuisine : il pensait que je pourrais apprendre dans ce journal ce que je n’avais pas appris sur un vélo. Quelques années plus tard, il a été assez fier, je crois, de voir mon nom, le sien, au bas d’un article. Quand un être qu’on aime se donne la mort, on se pose forcément des questions. Aurais-je pu faire quelque chose pour éviter ça ? Dans le cas de mon père, je pense effectivement que j’aurais pu l’aider. Réfractaire depuis toujours aux démarches administratives, il n’avait jamais pris la peine de remplir un formulaire de retraite, il se retrouvait sans le sou et il le vivait très mal. Mais je crois surtout qu’il avait décidé que le meilleur de sa vie était derrière lui. Il voyait ses amis mourir, il se relevait difficilement d’un accident vasculaire cérébral. Il était décidé. Si j’avais voulu qu’il en soit autrement, il ne m’aurait pas laissé faire. »

Propos recueillis par Jean-François FOURNEL

Un livre attachant et intime… A savourer délicatement cet été…

Fottorino

L’Homme qui m’aimait tout bas, Éd Gallimard, 148 p., 15 €.

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

juillet 11, 2009 · Un commentaire

Ne tirez pas... To kill a Mockingbird, paru en 1960, est le seul livre publié par Nelle Lee Harper, écrivaine américaine, née en 1926 dans une petite ville de l’Alabama.  Ce livre a été couronné en 1961 par le Prix Pulitzer. Plaidoyer pour la justice, le roman paraît à l’époque où la reconnaissance des droits civiques des afro-américains, et notamment l’abolition de la discrimination dans des établissements d’enseignement provoque des manifestations conservatrices violentes. C’est un livre admirable dans lequel on reconnaît des éléments autobiographiques. En effet, le père de Lee Harper était aussi avocat et éditeur du Monroe Journal ; il a de nombreuses ressemblances avec Atticus Finch, le père de la narratrice dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. L’action se passe dans les années 30 de la Dépression.

J’ai beaucoup aimé ce livre car il y a un message qui passe (j’aime bien quand il y a un message !). Toute l’histoire est amenée finement. Le passage sur le procès est exemplaire. Cela tient bien sûr du récit initiatique. Celui de deux enfants du Sud à la découverte du monde, de ses beautés et de sa brutalité, et parfois des vices et mensonges des adultes. Un film a été réalisé avec Gregory Peck en 1962, Du silence et des ombres.

Anecdote : Lorsqu’on demande aux Américains quels ouvrages ont transformé leur vie, le roman de Lee Harper vient en deuxième position tout de suite après la Bible. Un sondage récent a désigné Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur comme un des trois plus grands romans du siècle. A méditer…

 

 

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Comment un chat peut changer votre vie ?

juin 13, 2009 · Laisser un commentaire

Le chat qui venait du cielVoici un roman touché par la grâce, celle d’un chat ” si petit et si frêle qu’on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l’extrême “. Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d’une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu par l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis… Hiraide Takashi, qui est avant tout poète, a insufflé une lumineuse et délicate magie à cette histoire du ” chat qui venait du ciel “, son premier roman, largement autobiographique.

Le Chat qui venait du ciel, par Takashi Hiraide aux Ed. Picquier  (trad. du Japonais)

 


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